16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 01:41

 

Le moineau s’est posé

Sur un morceau de tronc

Par la scie découpé

Et ses petits yeux ronds

Regardaient tristement

Le jardin tout jonché

Des branches où longtemps

Il avait gazouillé

Balancé par le vent.

— Dis ! Qu’ont-ils fait de toi

Mon grand arbre si beau

Qui dépassait les toits

Semblait dire l’oiseau.

— Sa haute et fière tête

Nous mettait en danger

Les jours où la tempête

Venait l’écheveler

Il devenait trop grand

Pour mon petit jardin

Mon bel arbre géant

Chez les lilliputiens !

Lui ai-je répondu

Des larmes plein les yeux.

— Je ne chanterai plus

Je suis trop malheureux

De voir mon arbre mort

Je te comprends, tu sais !

Et je vois tes remords

Je te comprends, oui ! Mais

Sans l’arbre cet endroit

A perdu sa beauté

Il est vide et si froid.

L’oiseau s’est envolé

Et jamais, plus jamais

Il ne viendra chanter

Sur l’arbre que j’aimais

Qu’il a fallu couper….

 

 

                          18/11/2009

 

 

 

Anne-Marie Lejeune

Poerrances

TheBookEdition 

SG