22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:23

 

Le tarin se suspend aux aulnes effeuillés

Et les grands migrateurs aux lourdes ailes d'ombre

Contre le vent rageur luttent dans le ciel sombre

Au-dessus des grands bois que l'automne a rouillés

 

Tout au long des chemins surpris par la tempête

Et malgré les grands « Non » qu'en secouant leur tête

Ils tracent sur le ciel les peupliers si grands

Doivent laisser leurs feuilles au furieux ouragan

 

 

 

Louis Scutenaire

La Citerne

Poèmes complets (1913-1945)

Brassa, 1987 

SG