19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 08:32

 

La forme d'un poisson se pose

sur la branche la plus lointaine

et tremblante d'un reflet

 

Passe l'ombre d'un homme

un instant retenue

par de vagues remous

d'écorces

de racines

 

(C'est ainsi

les hommes sont mortels

Ils meurent

on dit qu'ils passent)

 

Et puis s'en vient l'apparence d'un chien

désœuvré cherchant dans son propre rêve

un coin de nuit pour dormir

 

Alors l'oiseau

très haut dans le ciel

désert jusqu'à l'absence

étant seul à voir cela

se prend à douter de ses ailes

et se demande s'il existe.

 

 

 

Serge Wellens

Revue "la sape" n° 40 - 41

SG