2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 06:26

 

Sombre, touffu, vert sombre, le feuillage

— Un ciel gris deviné au-dessus —,

On est comme enfoui dans les jupes de l'arbre,

Dans son sein maternel d'arbre mûr

 

Nul besoin de tropiques, d'îles, de Pacifique

La vigueur de l'arbre urbain

— Essence des plus banales

(comme chat de gouttière) :

Érable, tilleul ou simple marronnier

Ne le cède en rien aux plus exotiques

Par la profusion, le lustre, la moiteur

 

On s'y berce en pensée, on s'y fait un hamac

La pluie le fortifie

Pour un été possible il amasse de l'ombre,

Contre la sécheresse, force  verdeur  fraîcheur

 

 

 

 

Louise Herlin

Chemins de traverse

La Différence, 2002

SG