11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 07:12

 

Une Eve sans nombril

serpente dans la racine du merisier

Sa calbombe d’acétylène

verdit la sève obscure

des capricornes.

 

Ses hanches ondulent,

moisson de haut-lieu,

Ses pieds battent,

pervers,

un angélus décrypté.

 

Quand elle sortira,

par quelques radicelles

encore indéterminées,

elle deviendra filament électrique

des grosses ampoules publiques,

 

ou bien l’étreinte vénéneuse

de la méduse bleue

à voile rouge.

 

 

 

 

Janine Graveline

Racines du sable

Éditions du Pont de l'Épée, 1977 

SG