16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 07:04

 

J’ai ma maison dans un arbre

dont les racines invisibles

plongent aux fins fonds des enfers.

 

Invisible est aussi le tronc,

traversé de part en part

des sept ondes de l’arc-en-ciel.

 

Il y vogue une nef ronde,

habitée d’un peuple invisible,

aux quatre vents de l’horizon.

 

Sa porte s’ouvre à l’orient,

au jardin d’or du Levant,

c’est pourquoi on l’appelle la Belle Porte.

 

 

 

 

Anne-Marie Désert

Quatre saisons dans l'arbre transparent

Poèmes tirés du roman La Belle Porte

Books on Demand Editions, 2010 

SG