15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 16:17

 

Les baies saignent dans la gloire des sorbiers, tandis que là-haut les peupliers sensibles indiquent à la brise par quel chemin passer. Une fauvette dorée s'amuse à imiter les feuilles qui se cachent dans les éclats du soleil. Ils sont tous complices d'une beauté qu'ils ignorent. Ils font signe qu'ils vont s'en aller. Ils accompagnent ce que tu appelles la mort, l'agonie de la chenille pour l'éclair papillonnant. Un instant, un tel trésor ! Jamais tu n'en seras digne.

 

 

Jean Mambrino

L'Aube sous les paupières

ZurfluH éditeur

SG