28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 16:20

 

Arbre éponge de la nuit

grande herbe du souvenir

où prends-tu toutes ces étoiles ?

 

O salle d'attente inutile

une sonnerie grelotte

qui n'annonce aucun convoi.

 

Des rails brillent entre nous.

Dans l'ombre des aiguillages

je m'enfonce à ta poursuite.

 

Et tes racines s'entêtent

à m'attacher quand je fuis

à me chasser d'où je suis.

 

C'est très loin sous ton écorce

au coeur même du silence

que tu nourris ta réponse

 

arbre frère de mes nuits.

 

 

 

Louis Guillaume

Poèmes choisis

Rougerie

SG