15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 09:30

 

Dans la forêt verte encore et dorée,

en septembre, le vent s'ouvre des couloirs

mystérieux, à ras de terre, à mi-hauteur,

et fait remuer une seule fougère

qui s'incline et salue, une seule branche

dont les feuilles palpitent silencieusement.

Sans le sentir, tu es sur son passage.

Il faudrait qu'il se fraie en toi une issue

et derrière, à la suite, on verrait bouger

d'autres fougères, d'autres branches,

d'autres hommes peut-être.

 

 

 

 

Jean-Pierre Lemaire

Arpa

Revue de poésie et de littérature

n°100-101, mars 2011

SG