26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:57

 

Quand je vois un grand arbre, je veux me prosterner

Pour le photographier ma main fouille dans mon sac

Aussitôt en déchirant le zip, les petits oiseaux ouvrent brusquement les ailes

Volent et se perchent sur les hautes branches.

Peu après les plumes tombent dans la flaque d'eau

Le grand arbre n'y entrera pas en entier.

 

La pluie hivernale, les froides bulles d'air couvrent les branches fines.

Ô l'arbre majestueux ! si je le touche la cloche retentira-elle de sa lointaine profondeur.

Naissez à nouveau !

Ô branches mortes qui êtes dans les gouttes d'eau

Revenez à la vie !

 

Quand je vois un grand arbre, me mettant à nu, j'entre en lui

M'offrant en sacrifice, je veux m'endormir.

 

 

 

 

Hwang Ji-U

De l'Hiver-de-l'arbre au Printemps-de-l'arbre

Cent poèmes traduits du coréen par Kim Bona

William Blake & Co., 2006

SG