24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 08:00

 

 

La couleur a mis son châle.

Maintenant voici mon décor

là où je fais un pacte,

où je sais compter mes pas,

un pacte avec les arbres. Leur descendance

et leurs prescriptions m’importent, leurs voix

leurs accents, leurs fautes

qui coulent d’eux. Les arbres

dont on fait les hampes de banderoles

et les épreuves du feu.

Ma langue n’y comprend rien,

qui ne les croit pas féminins.

Personne ici n’est en droit d’attendre

la caresse close

de leurs mains de mère.

Personne. Personne.

Pas même les horlogers qui président le temps.

 

 

 

Jean-Louis Rambour

Sanaterra, 2016

SG