26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 08:01

 

Je dessine sans me lasser

le pays de ma soif

le bleu sans repères

 

la blessure du ciel

laisse une tache de lumière

au milieu de la garrigue

 

l'arbre invente son lieu de repos

son oasis d'ombre

elle est la source d'une conversation

interminable

sous la nudité d'un ciel inconnu

 

il ouvre les bras

il saute plonge

tombe et rebondit

les bras ouverts

toujours vers le haut

 

il se lève dans la piscine olympique du ciel

entouré par les trompettes

dorées de la nuit

et l'écho qui s'effrite

 

la tache de lumière

est aussi son silence

assourdissant

 

 

 

 

Luis Mizón

Marée Basse suivi de Six Arbres

Æncrages & Co, 2012

SG