16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 16:13

 

Tant d'arbres morts

enlisés dans le temps

par une seule immense vague bûcheronne,

 

tant de vie médusée

dans les replis des marnes

parmi les troncs coulés sous les tangues de plomb,

 

tant de silence ancré

sous la chape des sables,

mais au cœur de la nuit l'iris moiré d'un œil.

 

 

 

 

Frédéric Jacques Temple

Anthologie personnelle

Actes Sud, 1989

SG