29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:05

 

Cachés par moments dans le feuillage épais, les oiseaux qui semblent devenus une partie de l'arbre doivent être nombreux mais on ne les voit pas, c'est seulement l'ensemble des cris et des frottements qui surgissent ici et là dans les branches qui le laisse supposer. Si on était dans la ville qui commence par un T, à cinq heures et demi de l'après-midi leur rituel de rassemblement serait terminé depuis longtemps, mais ici à dix heures du soir passées ils n'arrêtent toujours pas leur agitation, et ces apparitions disparitions successives se produisent chaque jour, certes un moment viendra où ils prendront une direction unique, mais jusqu'à quand vont-ils crier, maintenant qu'on est en plein dans la phase où il n'y a pas un instant de pause dans les mouvements et les bruits, on dirait que ça ne finira jamais.

 

 

 

Ryoko Sekiguchi

études vapeur

suivi de

série Grenade

Le bleu du ciel, 2008

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