18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 07:15

 

Un noyer recouvre le puits

et entre les fentes du feuillage

la lumière passe à peine.

 

Ils le surprirent

la nuit, dans le jardin.

Les autres se ruèrent et lui

fléchissant pour finir —

 

ils le frappèrent au visage

lui fermèrent la bouche

le balancèrent tout au fond du trou noir

jetant des pierres sur lui

 

entre les fentes du feuillage

les yeux de la lune

en vain s'efforçaient de voir —

 

le jardin plongé dans l'ombre

et le tombeau du puits.

 

 

 

 

Stratis Pascàlis

Poèmes d'un autre

Traduction par Michel Volkovitch

Publie.net, 2008

SG