23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 08:01

 

Mes tilleuls massacrés

La Belle au bois dormant est morte

En plein été,

L'automne a raviné les cœurs

Longs murs de l'avenue

Honteux de la lèpre des jours

Au soleil de Septembre

Emprisonnant les ombres.

Naïg dans son kabig

Bleu de nuit des vacances

Quitte ma main

Et se retourne,

Et la poussière seule

A goût de miel, de mûre et de crêpe dentelle.

Au bout de l'avenue désormais dévastée

Le réverbère bat de la vitre

Attend son merle,

Mais l'infidèle a fui.

 

 

                                             Villa Maria

 

 

 

 

Yves Cosson

Nantes au cœur

Éditions Siloë, 2006

SG