30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 13:53

 

J'écoute le vent

 

Siffler dans le vent la voix végétale

 

Monologue mais ce sont bien ses mots

Qu'incise à peine une chute de feuilles

 

Ils se répandent dépense vaine

Herbes mornes que le désir ne froisse plus

Engluées dans la boue ou les flaques durcies

Éparses du froid dans les bois.

 

 

 

Benoît Conort

Main de nuit

Champ Vallon, 1998

SG