14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 16:47

 

Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.

Les allées serpentent longuement entre les tombeaux.

Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.

J'erre nu-pieds sur les mots.

 

    Les objets alentours, je les atteins

    de ma quiétude.

 

Tard vers le soir je pose mon oreille sur le ciel

comme sur un oiseau mort.

Tombent les feuilles. Les arbres demeurent les mains vides.

J'erre nu-pieds sur les mots.

 

 

 

Florentin Smarandache

Formules pour l'Esprit

Traduit du roumain par Chantal Signoret

Éditions Express, 1983

 

SG