27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 07:30

 

        Les forêts ont placé leurs secrets en berne,

           je les traverse de bout en bout

           pour les faire crisser de vie,

           leur faire dire une joie.

Et nos regards glissent vers ce qui déjà a été vu,

           il n'y a rien près des lisières

 qu'un peu de terre, quelques herbes mouillées.

Rappelons-nous le chant chanté à l'unisson

           de ces hommes sans lieu,

           penchés sur leurs genoux

           et qui attendaient de l'aurore

           l'apparition de soleils frappant les arbres.

 

 

Chaque arpent de terre s'incline

si nous cultivons le jour

pour attribuer à cet arpent une couleur

de vie lumineuse.

Le long chemin jusqu'ici

est le miroir de cette vie palpable

dans les arabesques

de l'aube et les formes ondulées,

naissantes, du jour jusqu'au couchant.

Un autre chant vient toujours

du chemin et sans cesse je l'écoute.

 

 

 

Henri Bihan

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La griffe, 2015

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SG