31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 11:58

 

Le marais

à portée de tes mots

se donne à la lumière

quand les saules reversent au ciel

leur trop-plein de pluie.

Ici buissonnent des patois de lenteurs et d’eaux

où tu cherches la modulation de ta voix.

Tu fermes les yeux

le temps du poème

et le paysage persiste

dans l’herbier des paupières

comme si désormais

tu pouvais peindre le bleu du vent.

 

 

 

Gérard Cousin

Bleu de saule en saule

Rétroviseur n°100 et Lieux d’Être  n°37

SG