29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 14:22

 

Ô Voyageur, mon Sang,

Découvre la blessure inouïe de la ville

 

Dans l'écho de tes pas

Enveloppé deux fois dans son manteau

Descends, par ses méandres et ses pavés gercés

 

Vacant, sous la poussée noueuse des ancêtres

Drague les fonds du ravin féodal

Car, sur la lèvre du temps

Rien ne fera plus tendre le baiser de l'aube

 

Ô Voyageur exténué

Coule ta cendre aux creux des porches

Ausculte ton courage

La raison des Barons

Et les mains des heurtoirs

Gantées de la poussière des ombres

 

Lors tu sauras

Pourquoi ton arbre est un cyprès.

 

 

 

Jean-Louis Depierris

Poésie 1, n°19

Septembre - octobre, 1971

SG